Intervention de clowns en milieu de soin

Faire intervenir des clowns en milieu de soin facilite le mieux-vivre des patients et des équipes dans vos établissements.

Un duo de clowns visite les patients dans leurs chambres ou dans les espaces communs. Une multitude de situations extraordinaires est créée à partir des petits riens du quotidien. ** Aucune contre-indication ! **

Pour qui ?

Les clowns hospitaliers interviennent :

  • hôpitaux – services pédiatrie, soins palliatifs, urgences, oncologie, chirurgie ambulatoire…-, établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes – ehpad- , centres d’accueil pour personnes en situation de handicap ou polyhandicap, foyers de vie, etc.
  • –  et au-delà des milieux de soins : prisons, camps de migrants ou réfugiés

Les apports du clown en milieu de soins

Cette démarche artistique est basée sur l’écoute et l’attention. Elle peut compléter, avec pertinence, le travail thérapeutique d’une équipe soignante.

La régularité des interventions de clowns hospitaliers améliore les conditions de vie des personnes visitées. Au-delà des étoiles dans les yeux et des sourires sur les visages au fil des rencontres, les équipes constatent

  • une réduction de la douleur lors des soins prodigués en présence des clowns :
    « avant l’intervention des clowns, 75% des patients sont anxieux, douloureux ou tristes, ils ne le sont plus qu’à 6% pendant l’intervention des clowns et à 3% après leur intervention ».*
  • et la baisse significative de prise de médicaments :
    « apaisement des troubles psycho comportementaux – anxiété, agitation, déambulation -, amélioration de la qualité du sommeil – moins d’hypnotiques à la demande-. » **

* source : audit interne réalisé en 2020 sur 35 patients, à l’Hôpital Privé des Pays de Savoie d’Annemasse

**citation du Dr Antoine Caprioli, gériatre à l’USLD d’Aix-les-Bains (73)

En pratique

Nous définissons avec l’équipe le programme : fréquence – hebdomadaire ou bi-mensuel -, nombre de patients/résidents visités, suivis personnalisés des résidents ou des patients, objectifs à prioriser tels que réduire le stress, l’isolement, la douleur, etc.
Pérenniser la présence des clowns au sein des établissements instaure une relation privilégiée avec les patients, résidents, familles et personnels soignants.

Le clown est un véritable acteur dans le projet de soin du patient. Autonomes, les clowns ne perturbent pas le travail des équipes.

L’intervention se déroule sur une journée (2x2h de jeu) ou une demi-journée (2h de jeu).

Dans les établissements sanitaires, le cadre référent donne la liste des personnes à visiter en priorité. Leurs pathologies et le contexte de la visite – en demande, isolés, fragiles – est précisé.
Il n’y a pas de visites au hasard, tous azimuts.


Chaque intervention comprend :
• un temps de transmission à l’arrivée :

• la préparation – maquillage, échauffement, costume…- ,
• l’intervention des clowns auprès des personnes
• bilan du passage : un temps de debriefing est organisé avec les soignants  – animatrice, infirmière, psy, etc. – Ces informations sont transmises en interne aux équipes ainsi qu’aux familles.

La durée d’un programme est généralement de 1 an – année civile ou scolaire-.

Le respect du cadre

Le clown se permet la transgression : il peut tout dire, il provoque, il est sans limites
MAIS il reste toujours dans le cadre posé et défini par les professionnels.

Le clown n’est là ni pour soigner, ni pour interdire, ni pour cadrer.

MAIS il respecte le cadre institutionnel dans lequel il intervient.

Le clown peut accueillir le refus de sa visite.

En tant que membres adhérents à la FFACH, les clowns de notre association respectent la Charte du clown hospitalier (lien vers FFACH). Ils sont tenus au secret professionnel.

Les précautions sanitaires

Formé aux protocoles et règles sanitaires en vigueur, le jeu des clowns est possible avec charlottes et blouses.

Ainsi, 11 établissements partenaires sur 12 habituels ont accueilli les clowns dans leurs services, auprès des enfants, des personnes âgées ou des personnes porteuses de handicap pendant les périodes de confinement de 2020 et suivantes.

Le respect des patients

Avant d’entrer dans une chambre, les clowns prennent le pouls et tâtent le terrain : qui est présent – famille, soignants, médecin ? dans quel état de fatigue ? l’atmosphère est-elle détendue, tendue?  

En cas de phobie du clown, ceux-ci répondent avec discrétion et délicatesse.

En cas de refus, les clowns l’accueillent et sortent avec.
Le résident ou le patient jouit de son libre arbitre : il est autorisé à rejeter les clowns.

Quel que soit la réponse, elle est intégrée dans leur jeu et peut déboucher sur une ouverture inattendue.

Contactez-nous pour construire ensemble votre projet

Les Instantànez peuvent aider les établissements à financer leurs interventions.

Témoignages

Sylvie, animatrice à l’EHPAD du pays d’Alby-Gruffy :

« Aujourd’hui c’est le jour où Dieselle et Riquette viennent à l’EHPAD et avec elle, c’est du rire, de l’émotion, de la tendresse et de l’espièglerie ! Mon petit bonheur de l’après-midi c’est de les observer pour déguster tous ces moments délicieux. Apercevoir un visage qui s’illumine, Un sourire qui naît sur un visage un peu triste, une complicité qui s’installe pendant quelques instants, Dieselle et Riquette embarquent les résidents dans un monde de légèreté, de tendresse et d’amour. Une fois par mois, elles laissent derrière elles des petites pépites dans le cœur des personnes âgées et du personnel. Ce sont tous ces instants de bonheur qu’elles nous font vivre.»

Céline Chorier, référente puéricultrice CHMS Chambéry

« Tous les mardis, c’est la journée des Clowns dans les services de pédiatrie de Chambéry. Le service s’égaie de musiques, de chansons, d’éclats de rire ou encore de petites scènes jouées dans les couloirs. Le temps d’un instant, l’ambiance devient plus légère, les soignants lèvent le nez des écrans, les pas ralentissent dans les couloirs, un air surpris apparaît sur les visages. Les clowns déambulent en musique, disparaissent dans une chambre, un jeu s’installe avec un petit patient, puis ils reprennent leur route. Il arrive qu’ils apportent un peu de légèreté lors d’un soin vécu difficilement par un enfant, attirant l’attention sur le rire plutôt que sur l’aiguille ou la plaie. Parfois très sonores, les clowns savent aussi se faire tout doux pour apaiser l’atmosphère. Une berceuse, des gestes doux, maman et bébé sont détendus. Merci pour votre venue, qui profite aux enfants et également aux soignants, qui vous attendent avec grand plaisir. J’espère que l’énergie des clowns sera présente encore longtemps dans les services de pédiatrie ».

Christel Auvaro (animatrice) et Mathilde Hombiat (psychologue) / Ehpad Les Blés d’Or St Baldoph (73)

« Les instantàNez interviennent depuis fin 2020 sur la structure et pour 2021 avec une régularité d’une séance tous les 15 jours. Dès la première intervention, les retours, que ce soit au niveau des résidents, personnel et familles ont été très positifs. Tout d’abord leur intégration s’est faite naturellement avec beaucoup de facilité, ils ont su comprendre très rapidement la dynamique de l’établissement et s’adapter au fonctionnement des équipes dans un contexte alourdi par la crise sanitaire. Les professionnels apprécient les après-midis en leur compagnie, car ils apportent ‘’un vent de légèreté et de bonne humeur’’ à tous les niveaux. Leur attitude avec les résidents est toujours juste, adaptée, non intrusive. Ils parviennent à égayer un quotidien, à faire sourire, rire, exprimer des émotions toujours dans le respect de l’autre et avec bienveillance. Les familles, informées de leur venue par le biais d’envois de message et photos font eux aussi des retours très positifs sur ces initiatives comme par ex une meilleure humeur de leur parent après le passage des clowns. Ils vont à la rencontre des résidents, plus particulièrement de ceux qui sont les plus isolés, la rupture de l’isolement étant l’objectif principal fixé par la structure en collaboration avec les clowns. Certains résidents les qualifient de «gais lurons», dansent et chantent avec eux, les interpellent alors que certains plus discrets échangent simplement par le regard, un geste de la main. L’ensemble des professionnels de l’établissement sont convaincu des bienfaits de la venue des clowns et l’exprime très régulièrement lors des réunions d’équipe. »

Dr Antoine Caprioli, gériatre à l’USLD d’Aix-les-Bains (73) :

« Les interventions sont très appréciées par les résidents et les familles. Moi-même et l’équipe soignante avons constaté les bénéfices pour les résidents de ce type de prises en soins non médicamenteuses : apaisement des troubles psycho comportementaux (anxiété, agitation, déambulation…), qualité du sommeil (moins d’hypnotiques à la demande). Toutes ces interventions recueillent un grand succès, ont des vertus thérapeutiques et participent à la bientraitance institutionnelle. Elles devraient, à mon sens, être davantage soutenues. »